Visé, locomotive du handball francophone

Fin janvier, l’Allemagne triomphait aux Championnats d’Europe masculins de handball en battant l’Espagne. Cette semaine dans Inside Sport, on a abordé ce sport en restant plus proche de chez nous.

Visé BM

En Serbie, le HC Visé BM célèbre sa première qualification pour les huitièmes de finale de la Challenge Cup. (Crédits image : HC Visé BM)

Visé, cette petite ville proche des Pays-Bas, rime aujourd’hui avec handball européen. Après quelques années tumultueuses, le HC Visé BM est reparti d’une feuille blanche en janvier 2010. Aujourd’hui, ce travail porte clairement ses fruits. Une finale de Coupe de Belgique (2014) et quelques places d’honneur en division 1 plus tard, et Visé participe la saison dernière à sa première compétition européenne : la Challenge Cup, équivalent de l’Europa League en football et de l’EuroCoupe de basket-ball.

Dès leur première participation, les Visétois remportent leur premier tour contre les Eagles anglais de Ruislip. Avant d’être éliminés au second contre les demi-finalistes sortants de Pulawy en Pologne.

Mais, comme il en était question dans un précédent édito, il faut une première à tout. Et cette année, le club mosan a atteint pour la première fois les huitièmes de finale de cette même Challenge Cup. Et pas de n’importe quelle manière.

Si le premier tour contre les Bulgares de Varna a été une formalité (71-48 au cumul des deux matches), le second s’est avéré plus intense. En novembre dernier, les Serbes du Metaloplastika Sabac se dressaient sur la route des Visétois.

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Six points d’avance après la manche aller, restait à tenir le coup dans une chaude ambiance en Serbie. (Crédits image : HC Visé BM)

Solides, courageux et efficaces, les résidents de la cité de l’oie se sont offert un bonus de six points (28-22) avant de se rendre dans l’antre de ce club historique d’ex-Yougoslavie. Mais il apparaît que l’histoire s’écrit aujourd’hui à Visé car qualification était en poche au bout du suspense. Malgré une défaite en Serbie (29-25), les six points d’avance du match aller étaient suffisants au décompte final. Les portes des huitièmes de finale s’ouvraient donc pour la première fois au club liégeois.

Et cette première se fera contre les Tchèques du Dukla Prague. Club historique d’Europe centrale, il compte trois coupes d’Europe à son palmarès (1957, 1963 & 1984), mais surtout trente-deux titres nationaux (le dernier en 2011) et six coupes de Tchécoslovaquie & République Tchèque.

Et malgré le manque d’expérience de Visé à un tel niveau, les chances de les voir encore progresser dans cette compétition sont réelles. De manière surprenante, les Tchèques (126e) étaient en effet derrière Visé (121e) au ranking de l’European Handball Federation (EHF) au moment du tirage au sort. Il est donc possible de voir le club liégeois égaler la performance de Tongres en 2014. Le club limbourgeois avait jadis atteint les quarts de finale la Challenge Cup.

Un exploit peu connu

À côté du football, du tennis ou encore du basket, le handball a du mal à se faire une place au soleil parmi les sports vers lesquels les jeunes se prédestinent. Pourtant, ce n’est pas faute de revêtir de pas mal de qualités. Sens tactique, aspects physique et technique, intensité, on trouve de tout dans le hand.

BRITAIN LONDON OLYMPICS HOCKEY MEN BELGIUM VS INDIA

Depuis Londres 2012, nos Red Lions ont initié un élan de popularité pour le hockey sur gazon. (Crédits image : Belga)

Ce qu’il manque à ce sport, c’est donc probablement l’absence de résultats probants de nos équipes sur la scène internationale. A contrario, souvenez-vous de l’après 2012 en hockey sur gazon. Nos Red Panthers et Red Lions faisaient parler d’eux lors des Jeux olympiques de Londres. S’en suivait un gain de popularité assez important pour la discipline.

Le problème du handball belge est probablement l’absence de toujours de toute compétition internationale et un classement autour de la trentième place européenne (hors top 50 mondial).

Il faut donc se tourner du côté des clubs pour trouver quelques résultats. Chez nos voisins flamands, Hasselt, Tongres, Bocholt et Hoboken mènent la danse. Depuis 2008, ces équipes participent d’ailleurs régulièrement à la BeneLeague. Mais avec ses prestations remarquées en Europe et sa qualification récente pour la prochaine édition de la compétition belgo-néerlandaise, Visé fait donc un peu figure d’épouvante dans le sud du pays.

BELGIUM FEMALE SOCCER STANDARD FEMINA VS EINDHOVEN

Grâce à la BeneLeague, le Standard Femina a progressivement élevé son niveau, pour finalement triompher l’an dernier. (Crédits image : Belga)

Le Standard Femina, les Bulldogs de Liège. Il y a ainsi quelques exemples frappants de succès, du moins de gain de performance, grâce à l’instauration d’une BeneLeague. Avec l’expérience de matches plus attrayants et plus spectaculaires, les résultats viennent. Avec les résultats, le public. Et avec le public, des affiliations en hausse.

Les résultats récents du HC Visé BM doivent donc servir de locomotive pour le handball francophone. Comme l’ont par exemple été nos équipes nationales de hockey sur gazon depuis Londres 2012.

Louis-Paul Eggen

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Interview de Thomas « CauCauw » Cauwenberghs

Fraîchement honoré du titre de champion de Pro D2 avec son Club d’Ivry, Thomas Cauwenberghs, international belge de handball et numéro 9 du club français, est venu rendre une visite à toute l’équipe d’Inside Sport avant de repartir pour Paris.

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Grâce à ce titre tu vas évoluer en LNH l’an prochain, c’est une fierté évidemment ?

Je ne suis pas le premier belge, car il y a eu un joueur durant 4 ou 5 ans qui s’appelle Bram De Witte provenant d’Hasselt (club le plus titré de Belgique). Il était monté avec le club de Cesson-Rennes dont l’entraîneur est celui de l’équipe nationale. Après il a pris un parcours sportif dans des clubs de D2.

3ème club français pour ta part, qu’est-ce que celui a de plus ?

Un passé. Us Ivry est LE club de France avec huit titres de champion de France. Il se classe deuxième derrière Montpellier. Des joueurs extraordinaires sont passés par là comme Luc Abalo, international français multiple médaillé. C’est une fierté d’être dans une institution du handball français.

Comment expliquer la descente d’Ivry en Pro D2 dès lors ?

Ils ont été champions de France pour la dernière fois en 2007 et ils ont très mal géré l’après-titre. Des joueurs magnifiques formés au club sont partis. Il y a eu du coup un trou. Ils ont pas mal galéré l’an passé en descendant et de la plus laide des manières, car ils perdent beaucoup de match d’un but. Une saison compliquée et ils ne pensaient pas remonter tout de suite. Après ayant perdu qu’un match cette saison, la montée a été vite assurée.

Les challenges qui t’attendent l’an prochain seront beaucoup plus conséquents ?

C’est surtout au niveau budgétaire que ça va changer en LNH. Le PSG a un budget de 14 millions d’euros alors que nous on était le plus gros budget de ProD2 avec 2,7 millions. Il y a un monde d’écart. Je pense d’ailleurs que le club travaille pour avoir un meilleur budget. US Ivry est un club phare et connu de Hand donc je ne pense pas qu’ils auront du mal à dégoter des sponsors.

Ce sera aussi plus simple de signer des nouveaux joueurs ?

Je pense oui. C’est un club qui a joué la ligue des champions, qui a un passé très glorieux et qui a formé des grands joueurs. Moi, je n’aurais jamais pensé signer à Ivry même en D2. J’ai signé quand ils sont descendus. Ce club a des objectifs pour les années à venir.

Justement tu n’as pas hésité à signer directement pour Ivry ?

Non, en effet. J’étais à Mulhouse pour un an et au mois de janvier, ils m’ont contacté après une campagne qualificative avec l’équipe nationale belge. J’ai eu ce que je cherchais et je n’ai pas hésité longtemps. À la base, je signais pour jouer en D1. Ils avaient sorti une équipe pour jouer en D1.

Comment es-tu tombé dans le Hand ?

Le hand à Flémalle était très connu. C’est même le sport de la ville. J’ai atterri là via un stage de vacances scolaires avec mon frère. Ça ne me plaisait pas des masses au départ. Puis j’avais été voir mon frère qui avait marqué plein de buts. Donc ça m’a donné envie. J’ai commencé comme gardien de but. Et puis une année sur deux je jouais avec mon frère (qui a finalement fini comme gardien de but). Je dois dire que le fait que ce soit un sport de contact m’a attiré aussi.

Avant ta belle carrière, tu as joué en Belgique où tu as été formé dans un des clubs les plus prestigieux de Belgique, le ROC Flémalle entre autre.

Pierre Chapeau m’a fait signé en reserve à Villers. Finalement, je n’ai jamais joué avec la réserve. Ensuite, le ROC construisait donc je suis retourné là naturellement, car c’est un peu comme à la maison. Ensuite, j’ai pris un virage complet dans ma carrière en allant à Tongres et à Hasselt (les clubs phares de Belgique).

Il y a un monde entre la France et la Belgique même en terme physique du jeu, non ?

Ce n’est pas comparable. Ici, c’est du sport amateur. En France, c’est pro. Personnellement, j’ai été amateur et je sais ce que c’est de travailler comme un acharné pour y arriver. J’aime bien le rappeler à mes partenaires.

Entre l’appel d’Ivry et celui de l’équipe nationale, lequel est le plus fort ?

[Soupire] Je suis très fière de jouer pour l’équipe nationale. Ça me tient à cœur même quand j’étais commercial. L’hymne national me parle. Maintenant être joueur pro est une chose d’unique. On peut vivre maintenant du hand et c’est ce que je veux faire passer comme message aux jeunes qui veulent le faire. À force d’abnégation, on atteint les objectifs.

Comment s’est passée ton intégration en France ?

J’ai eu la chance d’avoir des relations. J’ai fréquenté l’entraîneur de l’équipe nationale qui m’a poussé le précédent qui était un grand monsieur du hand français. J’ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes aux bons moments. Maintenant, mon premier contrat pro, j’ai moi-même fait les démarches pour me faire recruter. Derrière, les contacts m’ont appuyé, mais ça reste personnel. Je le voulais plus que tout.

Quelles sont les qualités pour être un grand handballeur ?

Être grand et costaud aide pas mal. Ça dépend surtout des postes. Moi, je suis ailier, je n’ai pas besoin d’être grand. Les qualités physiques d’un ailier ne sont pas celles d’un arrière et encore moins d’un pivot. Mais pour revenir à la question, un bon handballeur aime le contact, avoir une bonne épaule qui encaisse les coups et être assez vif.

Vous prenez énormément de coups sans broncher. D’autres sports devraient s’en inspirer.

Oui. On retrouve un peu les mêmes valeurs que dans le rugby même au niveau des décisions arbitrales. Les joueurs deviennent de plus en plus physiques, mais le jeu et les décisions arbitrales vont dans le sens d’un jeu propre.

Dernière question. Quand on voit la coupe du monde au Qatar et le parcours de l’équipe locale, est-ce qu’on peut se demander si le handball n’a pas pris les maux du football ?

S’il y a un règlement, c’est L’IHF qui doit gérer ça. Si la naturalisation est autorisée après trois ans sans joueur, pourquoi pas. Moi, je ne suis pas partisan. Je suis même choqué. Ça casse la beauté du sport d’une certaine manière.

Propos recueillis par Michael Scholze

Pour l’amour de l’Emir

Les Mondiaux de Handball ont été un exercice grandeur nature pour le petit émirat du Moyen-Orient. Sportivement, le Qatar grandit à très grande vitesse. Ethiquement, il fait du surplace.

En accédant en finale de ce Mondial de Handball, l’équipe du Qatar devient la première équipe non-européenne à réaliser une telle performance, un exploit quand on regarde l’effectif qatari. En effet, 80% des joueurs ont bénéficié d’un règlement assez large en matière de double nationalité. Il permet à un joueur de changer de patrie à condition de ne plus avoir porté le maillot de son pays natal depuis 3 petites années. Il n’en fallait pas plus pour que l’Emir Tamin Ben Hamad Al Thani ne s’engouffre dans la brèche pour recruter Bosniaques, Monténégrins, Iraniens, Egyptiens, Cubains, Français, Syriens, Tunisiens et Espagnols pour monter une équipe compétitive.Qatar 2015 M1 QAT vs BRA

J’insiste sur le mot « compétitive ». A première vue, nous sommes tentés de dire: « Encore un flagrant exemple que l’argent gangrène le sport. Mais où est passé la sportivité, l’amour du pays, du maillot ?! ». Et bien au juste, cette équipe du Qatar est en quelque sorte un contre exemple en lui-même. Si nous regardons les joueurs qui la compose, on remarque qu’il n’y a que le gardien de but qui joue en Europe et dans un club majeur. Le reste de l’équipe joue dans le « terrible » championnat du Qatar. De plus, n’oubliez pas que les joueurs ayant changé de nationalité pour l’amour de l’Emir, n’étaient plus alignés en équipe nationale depuis trois ans, ce qui prouve que ses joueurs n’avaient pas/plus le niveau. Et pourtant, voila qu’une somme d’individualités arrive à se hisser sur le podium d’un championnat du monde. Un style de jeu, des automatismes et un esprit d’équipe ne peuvent pas s’acheter. Pourtant le Qatar l’a fait et il faut reconnaître la performance. Pour être totalement objectif, il faut également préciser que huit joueurs jouent au El Jaish SC, ce qui aide en terme d’entente sur un terrain.

On repassera pour l’éthique

Le gros point noir de ce Mondial au Qatar se situe dans la gestion des supporters adverses. En tout cas, une centaine de supporters allemands et polonais se souviendront de leur séjour. Les organisateurs ont tout simplement annulé les billets des supporters étrangers pour les redistribuer à des supporters locaux. Le Qatar est un pays très riche qui verse des rentes à ses citoyens. Cette pratique n’est en aucune façon comparable aux actions des grandes instances comme la Fifa qui réserve des places à destinations des populations locales qui vivent très largement en dessous du seuil de pauvreté.

Ainsi, face à l’Allemagne en quart et à la Pologne en demi, les Qataris ont pu profiter de l’encouragement de plus de 15 000 fans locaux en folie, contrairement aux supporters européens qui ont dû suivre le match sur des écran annexes. Le Qatar a même été jusqu’à inviter des supporters espagnols afin de mettre de l’ambiance et soutenir l’émirat comme il se devait. Parce que, oui, le fan espagnol est de nature bruyante.Mideast Qatar Handball World Championship

D’ailleurs, lors de la demi-finale Espagne-France, les supporters français n’ont pas été autorisés à entrer dans le stade avec leur traditionnel attirail comme les sifflets, trompettes et sifflets à gaz, contrairement aux supporters espagnols. De plus, ils se sont fait confisquer un énorme drapeau tricolore. Il aura même fallu l’intervention de l’Ambassadeur de France au Qatar pour le récupérer.

Cette gestion des supporters fait tache dans une organisation globalement à la hauteur de l’événement. Avec ce test grandeur nature en vue du Mondial 2022, les détracteurs du Qatar et de Sepp Blatter ne manqueront de mettre le doigt sur le problème soulevé. Un épisode de plus dans ce débat qui semble interminable quant à l’objectivité de l’obtention du Mondial par le Qatar, tant sur le plan de l’éthique que de la culture sportive

Pour conclure, il faut quand même préciser que cela ne reste qu’un détail dans une organisation aussi complexe que peut l’être un Mondial de Handball. Félicitons dés lors le travail des Qataris et espérons qu’ils apprennent de leurs erreurs.

 

Jerem Zab

Interview : Virginie Chantry et François Del Rio Perez

Inside Sport recevait ce lundi 13 octobre, Virginie Chantry et François Del Rio Perez, membre du Roc Flémalle, club de handball.

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Qu’est-ce qui vous a amené au handball ?

François : Une initiation quand j’étais petit du côté de Herstal et j’ai commencé là. J’ai continué et au fur et à mesure, j’y ai pris gout et j’y suis toujours.

Virginie : Mon père jouait au handball. Néanmoins, j’étais plus portée par les sports individuels et à 24 ans, j’avais envie de commencer le sport collectif. Mon compagnon faisant du handball, je m’y suis mise. C’est assez tard, mais je ne suis pas la seule. Il n’est jamais trop tard finalement.

 

Le ROC, c’est l’un des plus vieux clubs de Belgique que vous avez fait renaitre après la fusion avec VOO HT Herstal ?

V : C’est un des plus vieux clubs qui est né dans les années 20 et a connu ses heures de gloire dans les années 50 et 60 avec énormément de titres (N.D.L.R. 11 titres de champion de Belgique quasi tous dans cette période). Avec cette fusion en 2009, des anciens du club voulaient rendre au ROC ses valeurs comme la promotion du sport pour les jeunes. On prône l’amusement pour les équipes en basse division.

 

Est-ce que cette fusion a été vécue comme une trahison ?

V : Herstal avait l’argent et Flémalle la Division un. Ça arrangeait les deux clubs de fusionner. La promotion du sport de jeune et les équipes dames étaient dans les promesses de cette fusion. Et malheureusement, les promesses n’ont pas été tenues. Et finalement, le ROC a été recréé d’une frustration parce qu’il n’y avait plus de motivation pour les jeunes et les dames.

 

Le handball en Belgique n’est en rien comparable à ce que l’on voit en France ?

V : Absolument rien du tout. En France, il y a onze divisions chez les hommes et chez les dames, dont deux professionnelles. Chez nous, aucun joueur n’est professionnel même en division un. Là, on peut directement voir la différence de moyen entre les deux pays. Autre différence, c’est qu’en Belgique il n’y a que 4 divisions homme et 3 chez les Dames.

 

Quels types de joueur avez-vous ?

F : C’est un mélange de plusieurs types de joueurs. Il y a des jeunes pour avoir du temps de jeu, des joueurs purement amateurs et débutants ou encore des anciens de D1.

V : Chez les filles, on a une équipe en D3. Un effectif où aucune joueuse n’a évolué en D2 d’où notre rétrogradation. Et notre seconde équipe féminine est un team composé uniquement de débutantes.

 

Comment attirer les gens vers le handball ? Qu’est-ce qui le rend si particulier ?

V : À titre personnel, je mettrais en avant le fait que ce soit un sport d’équipe, de contact, vif où beaucoup de goals sont marqués. Ça n’a rien avoir avec le football, par exemple. On doit aller au contact même. Les filles qui jouent au handball ont un certain caractère.

F : Chez les hommes, c’est différent. On est plus viril, plus agressif et défensif.

 

Il faut donc s’attendre à revenir avec des hématomes chaque week-end ?

V : C’est sûr, mais ça reste néanmoins très amusant.

 

Où peut-on situer le niveau des Red Wolves, l’équipe nationale, sur l’échelle internationale ?

V : On n’a pas réussi à se qualifier pour la coupe du monde au Qatar en 2015. On perd de deux buts en qualification contre la Grèce. Et d’ici 2015, il y aura les campagnes de pré-qualifications pour la coupe d’Europe 2018 en Croatie. On a Chypre et la Grèce à jouer.

La Belgique n’est pas bien classée (N.D.L.R. 78e nation sur 83 européennes). On est loin des pays de l’Est, de l’Allemagne, l’Espagne ou encore de la France. Par contre, on a deux joueurs nationaux, liégeois, qui jouent en pro D2 en France.

 

Est-ce que ça peut s’expliquer par ce non-professionnalisme belge ?

V : Honnêtement oui. Le problème vient de là et des écoles de jeune. Il y a une école à Hasselt seulement. Cette année, en septembre, la ligue francophone de handball a ouvert une filière au Sart-Tilmant, mais c’est tout nouveau. Quand vous voyez en France, le sport-étude handball existe partout et depuis des années. C’est de la que vient le problème. Si vous ne formez pas votre jeunesse, fatalement vous n’aurez pas de joueurs de haut niveau.

On voit aussi qu’il n’y a plus d’équipe nationale féminine par manque de moyen financier.

 

Qu’est-ce qui manque à la Belgique pour remonter au ranking mondial ?

F : plus de moyen, c’est certain. Le fait aussi d’être poussé et/ou médiatisé. Internet permet de voir les matchs, mais il n’y a pas le suivi nécessaire.

 

 

Propos recueilli par Michael Scholze